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𝗥𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘́𝗘 𝗦𝗖𝗢𝗟𝗔𝗜𝗥𝗘 𝗘𝗧 𝗣𝗔𝗥𝗘𝗡𝗧𝗔𝗟𝗜𝗧𝗘́ : 𝗖𝗢𝗠𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗔𝗖𝗖𝗢𝗠𝗣𝗔𝗚𝗡𝗘𝗥 𝗦𝗢𝗡 𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧 𝗦𝗘𝗥𝗘𝗜𝗡𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧
À l’approche de la rentrée scolaire, de nombreux parents se demandent :
« Mon enfant est-il prêt à reprendre le chemin de l’école ? »
Le cartable est acheté, les fournitures sont réunies et l’organisation familiale commence à se remettre en place. Pourtant, préparer son enfant à la rentrée scolaire ne consiste pas seulement à vérifier une liste d’achats.
Cette transition se prépare aussi dans le lien, l’écoute, le sommeil et les habitudes du quotidien.
En tant que psychanalyste à Chennevières-sur-Marne, j’observe combien les changements de rythme peuvent réveiller chez l’enfant des inquiétudes parfois discrètes. La rentrée scolaire marque le retour aux contraintes, aux horaires fixes et aux apprentissages. Elle peut également s’accompagner d’un changement d’enseignant, de classe, d’établissement ou de groupe d’amis.
Alors, au-delà de la question :
« Mon enfant est-il prêt ? »
il peut être utile de se demander :
𝗦𝘂𝗶𝘀-𝗷𝗲 𝗽𝗿𝗲̂𝘁, 𝗺𝗼𝗶 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶, 𝗮̀ 𝗹’𝗮𝗰𝗰𝗼𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗲𝗿 𝘀𝗲𝗿𝗲𝗶𝗻𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 ?
𝗟𝗔 𝗥𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘́𝗘 𝗦𝗖𝗢𝗟𝗔𝗜𝗥𝗘 𝗦𝗘 𝗣𝗥𝗘́𝗣𝗔𝗥𝗘 𝗔𝗩𝗔𝗡𝗧 𝗟𝗘 𝗣𝗥𝗘𝗠𝗜𝗘𝗥 𝗝𝗢𝗨𝗥
Un enfant n’aborde jamais une nouvelle année scolaire sans son histoire.
Il arrive avec ses réussites, ses déceptions, ses peurs, ses relations avec les autres et l’image qu’il se fait de lui-même. Il arrive aussi avec ce qu’il ressent dans son environnement familial.
Le climat à la maison, la qualité du sommeil, les tensions éventuelles, la disponibilité des adultes et la manière dont on parle de l’école influencent la façon dont l’enfant vit cette période.
Quelques jours avant la rentrée, un moment de parole peut l’aider à exprimer ce qu’il ressent. Il ne s’agit ni de l’interroger ni de lui rappeler immédiatement les règles, mais de lui offrir une écoute véritable.
Vous pouvez lui demander :
Comment te sens-tu à l’idée de reprendre l’école ?
Qu’est-ce qui te fait plaisir ?
Y a-t-il quelque chose qui t’inquiète ?
Qu’aimerais-tu réussir cette année ?
Ces questions simples permettent à l’enfant de mettre des mots sur ses émotions. Lorsqu’une inquiétude peut être exprimée, elle devient souvent plus facile à comprendre et à traverser.
𝗥𝗘𝗣𝗘́𝗥𝗘𝗥 𝗟’𝗔𝗡𝗫𝗜𝗘́𝗧𝗘́ 𝗗𝗘 𝗟’𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧 𝗔̀ 𝗟𝗔 𝗥𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘́𝗘
L’anxiété de l’enfant à la rentrée scolaire est fréquente et peut rester passagère. Elle peut toutefois prendre davantage de place chez certains enfants ou adolescents.
Difficultés d’endormissement, maux de ventre, irritabilité, questions répétitives, baisse d’appétit, refus de préparer les affaires ou peur de retrouver certains camarades peuvent être des signes d’inquiétude.
Le parent cherche souvent à rassurer :
« Ne t’inquiète pas, tout va bien se passer. »
Cette phrase est bien intentionnée, mais elle ne répond pas toujours à l’émotion vécue par l’enfant. Celui-ci peut avoir davantage besoin d’entendre :
« Je vois que cela t’inquiète. Tu peux m’en parler. »
𝗘̂𝗧𝗥𝗘 𝗘́𝗖𝗢𝗨𝗧𝗘́ 𝗣𝗘𝗨𝗧 𝗔𝗣𝗔𝗜𝗦𝗘𝗥 𝗟’𝗔𝗡𝗫𝗜𝗘́𝗧𝗘́ 𝗗𝗘 𝗟’𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧 𝗣𝗟𝗨𝗦 𝗤𝗨’𝗨𝗡𝗘 𝗥𝗔𝗦𝗦𝗨𝗥𝗔𝗡𝗖𝗘 𝗜𝗠𝗠𝗘́𝗗𝗜𝗔𝗧𝗘.
𝗥𝗘𝗧𝗥𝗢𝗨𝗩𝗘𝗥 𝗨𝗡 𝗥𝗬𝗧𝗛𝗠𝗘 𝗙𝗔𝗩𝗢𝗥𝗔𝗕𝗟𝗘 𝗔̀ 𝗟𝗔 𝗥𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘́𝗘
Les vacances modifient naturellement les habitudes : coucher plus tardif, réveil décalé, repas irréguliers et temps d’écran parfois plus important.
Le corps de l’enfant ne retrouve pas instantanément le rythme scolaire. Il est donc préférable de réintroduire progressivement des horaires réguliers avant la reprise.
Le sommeil joue un rôle essentiel dans l’attention, la mémoire, les apprentissages et la régulation des émotions. Un enfant fatigué peut être plus irritable, plus anxieux et moins disponible en classe.
Préparer la rentrée scolaire, c’est donc aussi aider son enfant à retrouver progressivement un rythme adapté.
𝗖𝗥𝗘́𝗘𝗥 𝗨𝗡 𝗖𝗔𝗗𝗥𝗘 𝗙𝗔𝗠𝗜𝗟𝗜𝗔𝗟 𝗦𝗧𝗔𝗕𝗟𝗘 𝗘𝗧 𝗕𝗜𝗘𝗡𝗩𝗘𝗜𝗟𝗟𝗔𝗡𝗧
Les enfants ont besoin de liberté, mais aussi de repères. Ces deux besoins peuvent se compléter.
Un cadre clair aide l’enfant à se sentir en sécurité. Il peut être utile de réfléchir avec lui à l’organisation des devoirs, à la place des écrans, à l’heure du coucher et au temps consacré au jeu, au sport et à la détente.
Ce cadre n’a pas besoin d’être rigide. Il doit surtout être compréhensible, réaliste et cohérent.
𝗨𝗡 𝗖𝗔𝗗𝗥𝗘 𝗕𝗜𝗘𝗡𝗩𝗘𝗜𝗟𝗟𝗔𝗡𝗧 𝗡’𝗘́𝗧𝗢𝗨𝗙𝗙𝗘 𝗣𝗔𝗦 𝗟’𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧.
Il lui donne des repères à partir desquels il peut progressivement gagner en autonomie.
𝗟’𝗔𝗖𝗖𝗢𝗠𝗣𝗔𝗚𝗡𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗣𝗔𝗥𝗘𝗡𝗧𝗔𝗟 𝗡𝗘 𝗖𝗢𝗡𝗦𝗜𝗦𝗧𝗘 𝗣𝗔𝗦 𝗔̀ 𝗧𝗢𝗨𝗧 𝗖𝗢𝗡𝗧𝗥𝗢̂𝗟𝗘𝗥
Accompagner son enfant ne signifie pas surveiller chaque note, chaque devoir ou chaque erreur.
La parentalité consiste aussi à laisser une place à l’autonomie. L’enfant doit pouvoir essayer, expérimenter et parfois se tromper. Il doit comprendre qu’une difficulté ou un résultat décevant ne remet pas en cause sa valeur.
Il est possible d’être présent sans être envahissant, de soutenir sans faire à la place et d’encourager sans transformer chaque résultat scolaire en enjeu familial.
𝗟𝗔 𝗥𝗘́𝗨𝗦𝗦𝗜𝗧𝗘 𝗦𝗖𝗢𝗟𝗔𝗜𝗥𝗘 𝗡𝗘 𝗦𝗘 𝗥𝗘́𝗦𝗨𝗠𝗘 𝗣𝗔𝗦 𝗔𝗨𝗫 𝗡𝗢𝗧𝗘𝗦
Les notes, les moyennes et les diplômes peuvent avoir leur importance, mais ils ne résument pas un enfant.
Oser demander de l’aide est une réussite.
Persévérer après une difficulté est une réussite.
Retrouver confiance en soi est une réussite.
Se faire des amis est une réussite.
Découvrir une passion est une réussite.
Apprendre à s’organiser est une réussite.
Comprendre que l’on peut se tromper sans perdre l’amour ou l’estime de ses parents est également une réussite fondamentale.
𝗟𝗔 𝗣𝗔𝗥𝗘𝗡𝗧𝗔𝗟𝗜𝗧𝗘́ 𝗦𝗘 𝗥𝗘́𝗜𝗡𝗩𝗘𝗡𝗧𝗘 𝗔̀ 𝗖𝗛𝗔𝗤𝗨𝗘 𝗥𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘́𝗘
La rentrée scolaire peut être l’occasion de réfléchir à sa posture de parent.
Quelle sera mon intention cette année ?
Être plus disponible ?
Écouter davantage avant de répondre ?
Être moins focalisé sur les résultats ?
Éviter de comparer mon enfant aux autres ?
Préserver davantage de temps en famille ?
Accepter son rythme propre ?
Nous demandons beaucoup aux enfants : apprendre, progresser, s’adapter et devenir autonomes. Mais la parentalité nous invite aussi, en tant qu’adultes, à continuer d’apprendre et à ajuster notre manière d’accompagner.
𝗟𝗘𝗦 𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧𝗦 𝗡’𝗢𝗡𝗧 𝗣𝗔𝗦 𝗕𝗘𝗦𝗢𝗜𝗡 𝗗𝗘 𝗣𝗔𝗥𝗘𝗡𝗧𝗦 𝗣𝗔𝗥𝗙𝗔𝗜𝗧𝗦
La perfection parentale n’existe pas.
Nous pouvons être fatigués, impatients ou réagir trop vite. Nous pouvons aussi prononcer une parole maladroite ou nous tromper.
Ce qui compte est notre capacité à revenir vers l’enfant et à reprendre le dialogue :
« Je me suis peut-être mal exprimé. On peut en reparler. »
Reconnaître une erreur n’affaiblit pas l’autorité. Cela montre à l’enfant qu’une relation peut traverser un désaccord sans se briser.
𝗤𝗨𝗔𝗡𝗗 𝗟’𝗔𝗡𝗫𝗜𝗘́𝗧𝗘́ 𝗗𝗘 𝗟’𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧 𝗗𝗘𝗩𝗜𝗘𝗡𝗧 𝗧𝗥𝗢𝗣 𝗜𝗠𝗣𝗢𝗥𝗧𝗔𝗡𝗧𝗘
Chez certains enfants ou adolescents, la rentrée peut réveiller des difficultés plus profondes :
Une peur intense de l’école.
Une perte importante de confiance en soi.
Des troubles du sommeil persistants.
Des manifestations physiques répétées, comme des maux de ventre ou des maux de tête.
Une anxiété importante.
Une peur du regard des autres.
Des difficultés relationnelles.
Une situation de harcèlement.
Un refus scolaire.
Lorsque ces manifestations durent ou prennent trop de place, il peut être utile de demander un accompagnement. Un espace de parole extérieur à la famille peut aider l’enfant, l’adolescent ou le parent à mieux comprendre ce qui se joue.
En tant que psychanalyste à Chennevières-sur-Marne, j’accompagne les adultes, les parents et les adolescents confrontés à une difficulté émotionnelle, relationnelle ou familiale. Les consultations sont proposées au cabinet, situé au 3 rue Condorcet, 94480 Chennevières-sur-Marne, ou en visioconférence.
𝗔𝗟𝗢𝗥𝗦, 𝗩𝗢𝗧𝗥𝗘 𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗧 𝗘𝗦𝗧-𝗜𝗟 𝗣𝗥𝗘̂𝗧 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗟𝗔 𝗥𝗘𝗡𝗧𝗥𝗘́𝗘 ?
Peut-être que la réponse importe moins que les questions que nous pouvons nous poser ensemble.
Ai-je pris le temps de l’écouter ?
Son rythme de sommeil est-il adapté à la reprise ?
Le cadre familial lui offre-t-il suffisamment de repères ?
Ai-je identifié ce qui peut l’inquiéter ?
Est-ce que je lui laisse suffisamment de place pour devenir autonome ?
Et surtout :
𝗤𝗨𝗘𝗟 𝗣𝗔𝗥𝗘𝗡𝗧 𝗔𝗜-𝗝𝗘 𝗘𝗡𝗩𝗜𝗘 𝗗’𝗘̂𝗧𝗥𝗘 𝗖𝗘𝗧𝗧𝗘 𝗔𝗡𝗡𝗘́𝗘 ?
Une rentrée scolaire sereine ne commence peut-être pas devant le portail de l’école.
Elle commence dans une conversation, dans un rythme progressivement retrouvé et dans un cadre suffisamment stable.
Elle commence aussi dans la capacité à écouter ce qui ne se voit pas toujours : une inquiétude, une fatigue, une peur du regard des autres ou une anxiété de l’enfant.
Et surtout, elle se construit dans la qualité du lien entre l’enfant et ses parents.
𝗣𝗔𝗧𝗥𝗜𝗖𝗞 𝗖𝗛𝗔𝗠𝗕𝗔𝗥𝗗
Psychanalyste à Chennevières-sur-Marne
Accompagnement des adultes, parents et adolescents
Consultations au cabinet et en visioconférence
3 rue Condorcet
94480 Chennevières-sur-Marne
patrick-chambard.fr
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